Le jour où j’ai photographié les aurores boréales en Islande

Photographier les aurores boréales en Islande

02 Septembre 2019, on est dans l’Est de l’Islande, sur la route principale qui fait le tour de l’île : la Road 1. Il est aux alentours de 17 heures, ça fait plus de deux heures qu’on roule. Pour la première fois de notre séjour, le ciel est particulièrement dégagé, a contrario de la météo capricieuse que nous avons dû subir les jours précédents. Nora, Damien et moi-mêmes sommes à la recherche d’un endroit pour dormir cette nuit. Sur notre carte, on repère une petite ville au nom d’Egilsstaðir. Nous décidons donc de nous y rendre et d’y passer la nuit.
Arrivés là-bas vers 20 heures, la faim se fait cruellement ressentir. Alors, on décide de trouver un endroit où l’on peut se sustenter. Après quelques tours en voiture, nous tombons sur un joli restaurant qui faisait cuire ses pizzas au feu de bois. On apprécie le repas au chaud et à l’abri : ça change des nouilles japonaises mal cuites qu’on préparait grâce au réchaud…
La soirée se déroule doucement et on en vient à la discussion des aurores boréales. En cette période de l’année, nous sommes conscients que la probabilité d’en apercevoir est faible, mais c’est quand même un rêve pour tous les trois. Entre deux parts de pizza, on décide d’en parler avec le serveur de la pizzeria : c’est vrai quoi, il devrait bien pouvoir avoir quelques informations, et s’y connaître un peu en aurores boréales en tant qu’islandais…

Position en Islande
Notre emplacement sur la carte de l’Islande

D’après lui et le site vendur.is qu’il nous conseille, il est éventuellement possible d’en voir cette nuit. En effet, nous constatons que la probabilité d’en voir ce soir est de 6/10… On est tout excités et on espère pouvoir en voir de nos propres yeux.
En sortant du restaurant avec le ventre bien rempli, on remarque que le ciel est toujours autant dégagé. Pas de nuages à l’horizon ! Il doit être environ 22 heures quand on reprend notre voiture. On ne sait pas vraiment où aller, mais on se dit qu’on devait dans tous les cas quitter la ville pour éviter la pollution lumineuse des lampadaires.

En s’éloignant donc de la ville et en roulant vers la campagne, nous remarquons que nous sommes quasiment les seuls à rouler à cette heure-ci. Nora repère un endroit où l’on peut s’arrêter. C’est dingue, on est au milieu de nulle part. Pas grand chose à l’horizon, c’est la nuit noire.

Après 15 minutes d’attente, on remarque une pâle lueur blanche dans le ciel. Elle est relativement discrète. 5 minutes plus tard, et après plusieurs interrogations pour savoir s’il s’agit vraiment d’une aurore boréale, on en est convaincus ! On commence à en voir de plus en plus, des mouvements dans tous les sens dans le ciel.
On décide de sortir de la voiture malgré les 3°C extérieurs 🥶. Ni une ni deux, je sors mon trépied et Damien commence à installer son appareil sur… le capot de la voiture (à défaut d’avoir un trépied). On a remarqué que les aurores étaient limite plus visibles sur l’écran de l’appareil photo si on poussait les ISO au max qu’à l’œil nu. On voyait de gros pixels verts se dessiner sur l’écran, ce qui nous permettait de mieux voir les directions des aurores boréales présentes ce soir-là.

Aurores boréales - Appareil Sony A7iii
Visualisation des aurores boréales sur l’écran de l’appareil photo

Nous étions tellement excités ! C’était, pour moi, un rêve qui s’accomplissait ! On était là, perdus au cœur des terres islandaises à photographier les aurores boréales. J’avais les doigts gelés et les oreilles toute froides, mais rien n’aurait pu me combler autant que ce merveilleux moment. Après 1 heure à ne pas arrêter de shooter, on décide de rentrer, il fait très froid et on a encore du chemin à faire le lendemain. Retour à Egilsstaðir, où l’on trouve un camping pour passer la nuit, sous ces magnifiques aurores polaires.


On arrive à la fin de cet article sur le jour où j’ai photographié les aurores boréales en Islande, j’espère qu’il vous aura plu ! Cette expérience fut un mélange de chance, d’excitation et de pur bonheur. De plus, nous avons pu profiter à nouveau de ce magnifique spectacle le lendemain-même.

J’ai voulu vous raconter une partie de notre voyage en Islande en mode « storytelling ». Je vous invite à aller lire mon précédent article sur le confinement si vous ne l’avez pas encore fait ! Si vous souhaitez voir plus de photos, tu peux me rejoindre sur Instagram !

5 commentaires sur “Le jour où j’ai photographié les aurores boréales en Islande”

  1. Vous avez vraiment de la Chance 🍀, l’aurore Boréal et ce genre d’aventure sont au top de ma Bucket List!
    Merci pour le Partage, Louis!

  2. Retour de ping : Conseils pour débuter en photographie - Louis Maniquet

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